Missions / Activités

Défense des intérêts de la chasse

La Fédération Régionale des Chasseurs d’Auvergne-Rhône-Alpes représente et défend les intérêts de la chasse dans diverses commissions régionales et lors de nombreux séminaires ou groupes de travail.

PEFC

La FRC fait partie du Conseil d’Administration de PEFC (Pan European Forest Council) et à ce titre, elle contribue aux réunions et aux Assemblées Générales. Cette association valorise une gestion forestière alliant également le souci de développement durable et la préservation de la biodiversité. Lors de la révision des chartes, la FRC a insisté sur la nécessité et l’importance du volet équilibre sylvo- cynégétique avec une mesure de maintien de clairières, des essences de bourrage (ronce, ...) pour permettre une alimentation des chevreuils, cerfs ou chamois. Cette mesure a été renouvelée avec une volonté d’adhésion plus importante tant en forêt privée certifiée que publique (ONF).

COREAM

La Fédération Régionale siège à la COREAM (Conférence Régionale Économie Agricole et Monde Rural) au sein de laquelle notamment les mesures agro-environnementales sont discutées et agréées. Il est important d’apporter la vision des Fédérations dans cette instance, afin de permettre la prise en compte des besoins de la faune sauvage dans les dispositifs financiers et contractuels discutés.

SRADDET

Le SRADDET (Schéma Régional d’Aménagement et Développement Durable et d’Equilibre des Territoires) agrège et remplace différents documents cadres (dont le Schéma Régional de Cohérence Ecologique) et devra être pris en compte par les documents d’aménagement comme les Scot et les PLU. La FRC AuRA a contribué aux travaux de concertation organisés par la Région et les services déconcentrés de l’État en vue de rédiger le SRADDET, qui a été validé et signé par le Préfet de la région le 10 avril 2020.

La FRC s’investit aux côtés des collectivités pour conserver les corridors écologiques et les restaurer, conformément aux orientations fixées par le SRADDET.

CRFB

La CRFB (Commission Régionale de la Forêt et du Bois) revêt pour le monde de la chasse une importance stratégique significative depuis que la Loi d’avenir Agricole, de l’Alimentation et de la Forêt N°2014-1170 du 13 octobre 2014 a instauré le PNFB (Plan National de la Forêt et du Bois), qui détaille un plan d’actions, dont le point 1.b « restaurer l’équilibre sylvo-cynégétique » concerne directement la chasse.

Dans chaque région, le PNFB est adapté aux spécificités régionales et se décline en un Programme Régional de la Forêt et du Bois (PRFB) qui fixe par massif forestier les priorités économiques, environnementales et sociales et les traduits en objectifs. Il précise les conditions nécessaires au renouvellement des peuplements forestiers, notamment au regard de l’équilibre sylvo-cynégétique.

Le PRFB est élaboré par la Commission Régionale de la Forêt et du Bois (CRFB) qui compte plus d’une cinquantaine de membres. Pour élaborer le chapitre relatif à la gestion de l’équilibre sylvo-cynégétique, la CRFB doit intégrer les dispositions du programme d’actions adopté par le Comité Régional Paritaire Sylvo-Cynégétique (CSC) à la majorité des deux tiers.

Le Comité Régional Paritaire Sylvo-Cynégétique (CSC) comprend à parité des représentants des propriétaires forestiers et des chasseurs. Il peut comprendre au maximum 20 membres au total. En Auvergne-Rhône-Alpes, le nombre de membres a été fixé à 8 (dont 4 chasseurs) par le Préfet de la région.

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Suite au travail du Comité Régional Paritaire Sylvo-Cynégétique (CSC) le PRFB d’Auvergne-Rhône-Alpes a été validé, signé et partagé par le ministère de l’agriculture et de l’alimentation en décembre 2019. Il est applicable jusqu’en 2029.

Le PRFB est applicable aux Schéma Départemental de Gestion Cynégétique (SDGC). Ces SDGC devront prendre en considération le plan d’action du PRFB (sous forme de fiches actions) pour respecter les objectifs du PRFB.

Du point de vue cynégétique, l’accent a été mis sur l’équilibre sylvo-cynégétique. Pour respecter les objectifs du PRFB deux fiches actions ont été rédigées.

  • 5.1 : prévenir et caractériser les situations de déséquilibre sylvo-cynégétique
  • 5.2 : restaurer l’équilibre sylvo-cynégétique

Cette fiche 5.1 prévoit la mise en place d'Indicateurs de Changement Écologique (ICE) sur 5 massifs en Auvergne-Rhône-Alpes. L'utilisation de ces indicateurs, validés scientifiquement et partagés par le monde cynégétique et forestier, permet de suivre l'état de d'équilibre syvlo-cynégétique et de suivre les résultats des actions mises en place pour le maintien et la restauration de l'équilibre.

Les ICE sont la combinaison de 3 indicateurs mis en place simultanément sur une même unité géographique :

  • Indicateur d'abondance (Indice nocturne, IPS, IPA, ...), mise en œuvre par le monde cynégétique.
  • Indicateur de performance (masse corporelle des jeunes, longueur de la patte arrière, …), mise en œuvre par le monde cynégétique.
  • Indicateur de pression sur la flore (Indice de consommation et Indice d'abroutissement), mise en œuvre par le monde forestier.

Afin d'aider les gestionnaires dans la mise en place de ces indicateurs (réalisation et validation des plans d'échantillonnage, analyse des données, ....), la FRC, en lien avec l'Observatoire de la Grande Faune et de ses Habitats (OGFH) mandaté par la DRAAF dans le cadre du PRFB, apporte un appui technique et accompagne l’ensemble des gestionnaires sur les différentes questions relatives aux ICE.

La fiche 5.2 quant à elle liste les outils sylvicoles et cynégétiques pour un retour de l’équilibre sylvo-cynégétique.

Télécharger le Programme régional de la forêt et du bois (PRFB) Auvergne-Rhône-Alpes

Conseil d’Administration de la SAFER régionale

La Fédération Régionale des Chasseurs d’Auvergne-Rhône-Alpes intègre, depuis juin 2017, le Conseil d’Administration de la SAFER régionale.

CROPSAV

La Fédération Régionale des Chasseurs d’Auvergne-Rhône-Alpes est membre du CROPSAV (Conseil Régional d’Orientation de la Politique Sanitaire Animale et Végétale), dont le rôle est d’assurer le suivi de la situation sanitaire des cultures végétales et des élevages d’animaux. Compte tenu des interactions possibles avec la faune sauvage (zoonoses, maladies transmissibles entre les animaux d’élevage et la faune sauvage, rôle de régulation présumé de certains carnivores sauvages sur les ravageurs des cultures…), participer aux travaux du CROPSAV peut revêtir une importance non négligeable dans la prévention ou la gestion de crises sanitaires.

Agrifaune : Un partenariat innovant entre chasseurs et agriculteurs

Depuis 2006, les chasseurs, les agriculteurs et l’état sont partenaires afin de faire face ensemble aux enjeux de conservation de la biodiversité. Ce partenariat a permis de créer le programme Agrifaune.

Les objectifs globaux d’Agrifaune sont :

  • Favoriser la prise en compte de la faune sauvage au sein d’une agriculture productive et économiquement performante
  • Réaliser des opérations de démonstration
  • Promouvoir les références acquises grâce au réseau Agrifaune qui permettent de concilier agronomie, économie, environnement et faune sauvage
  • Contribuer au développement durable des territoires ruraux
  • L’animation régionale de ce programme Agrifaune est réalisée par la FRC AuRA, la Chambre Régionale d’Agriculture et l’Office Français de la Biodiversité sous forme d’une convention d’animation et d’actions.

Les thématiques développées dans la convention régionale AuRA sont :

  • Évaluer l’impact des méteils d’hiver sur la faune sauvage
  • Gestion des bords de champs et des pieds de haies
  • Implantation de couverts faunistiques et problématique de l’ambroisie
  • Agroforesterie

Néanmoins, certaines FDC AuRA participent au développement d’autres thématiques Agrifaune animées dans d’autres régions (viticulture…).

Agrifaune
CPO avec la Région Auvergne-Rhône-Alpes

Le Conseil Régional partenaire des Fédérations des Chasseurs



La Région soutient les actions des FDC et de la FRC

La FRC AuRA a proposé dès 2016 à la Région Auvergne-Rhône-Alpes une convention pluri-annuelle de partenariat qui s’articule aujourd’hui autour d’une vingtaine d’actions regroupées autour de 5 thématiques :

  • Gestion et amélioration des milieux naturels
  • Études faunistiques
  • Éducation-communication
  • Gestion de la venaison
  • Amélioration de la sécurité

Ce programme d’action voté vise à apporter une contribution à la politique de la Région en matière de conservation et gestion du patrimoine naturel, d’amélioration de l’efficacité du réseau, de communication et d’éducation à l’environnement. Ainsi des outils, de suivis des populations novateurs, de connaissance et de protection de l’environnement et des habitats, d’amélioration de la capacité d’accueil et d’intérêt faunistique de milieux semi-naturels et de renforcement de la connaissance mutuelle des usagers de la nature, ont été exploités et développés.

Le premier programme d’action 2016-2018 est terminé : Visualiser la plaquette Convention de Partenariat et d’Objectifs (CPO) 2016-2018

Les actions du programme 2019-2021 (en cours de réalisation) sont les suivantes :

ThèmeNom de l’actionObjectifsFédérations
Gestion et amélioration des milieux naturelsConserver et améliorer un réseau de haies- Reconstruire un réseau cohérent de haie dans un double souci de cohérence agronomique et de politique « corridors » (Schéma Régional de Cohérence Écologique).
- Recréer de la diversification des habitats dans les espaces agricoles
- Soutenir la biodiversité dans les espaces de « nature ordinaire »
FDC 01, FDC 03, FDC 15, FDC 26, FDC 38, FDC 42, FDC 43, FDC 63, FDC 69 et FDC 73
Favoriser le développement de cultures intermédiaires et jachères- Maintien de couverts diversifiés dans les espaces agricoles cultivés (mélanges spéciaux biodiversité)
- Implanter des cultures destinées à favoriser la présence de nourriture pour avifaune, mammifères et insectes pollinisateurs
- Améliorer la biodiversité dans des espaces de « nature ordinaire »
FDC 01, FDC 26, FDC 38, FDC 42, FDC 43, FDC 63 et FDC 69
Préservation et entretien des milieux naturels- Garantir la conservation de milieux naturels et agricoles, améliorer la biodiversité (y compris sur des sites de nature « ordinaires »)
- Améliorer la connaissance des espèces présentes
- Gérer et aménager les milieux naturels
FDC 01, FDC 03, FDC 07,
FDC 26, FDC 63 et FDC 69
Réhabilitation des habitats de reproduction du Tétras Lyre- Poursuivre les diagnostics des habitats de reproduction du tétras-lyre avec les partenaires de l'Observatoire des Galliformes de Montagne et les domaines skiables
- Mettre en œuvre des opérations de travaux de réouverture des milieux sur les zones identifiées comme prioritaires
FDC 38 et FDC 73
Études faunistiquesAméliorer la connaissance de la bécasse des bois et de ses habitats pour mieux la gérer et la- Anticiper la gestion cynégétique de la Bécasse des bois lors d’accidents démographiques
- Mieux connaître ses habitats de reproduction, d’hivernage et les haltes migratoires en Auvergne Rhône-Alpes et leur évolution face au changement climatique
FRC AuRA
Suivi du lièvre variable par des méthodes génétiques- Mieux connaître l'abondance de lièvre variable
- Connaître le niveau d'hybridation entre le lièvre variable et le lièvre européen
- Développer une méthodologie de suivi innovante pour l’espèce
FDC 26, FDC 38, FDC 73 et FDC 74
Animation des actions A1, A3, A4, A10, A11 du Plan régional d’Actions en Faveur du Tétras Lyre (PATLY)- Contribuer au succès des réalisations prévues dans le Plan régional d’Actions en faveur tu Tétras Lyre (PATLY2)
- Optimisation des efforts fournis par l’ensemble des partenaires au profit de la conservation du Tétras lyre
FRC AuRA
Suivi des Grands Prédateurs- Améliorer la connaissance de la distribution et des effectifs de loups et de lynx dans la région (objectif prioritaire)
- Contribution à la détection de nouvelles espèces, ou d’espèces exotiques envahissantes (objectif secondaire)
FDC 01, FDC 26 et FDC 74
Suivis de l’état de la faune sauvage (démographie, comportement)- Suivre les déplacements de la faune équipée de colliers GPS ou autres moyens de suivi géolocalisés
- Participer et contribuer à des études ponctuelles
- Surveillance active des interactions faune domestique/sauvage et homme
DC 01, FDC 03, FDC 07,
FDC 15, FDC 26, FDC 42 et FDC 63
Suivis sanitaires de la faune sauvage- Participer et contribuer à la sérothèque nationale
- Participer au réseau SAGIR
- Participer et contribuer à des études ponctuelles
- Surveillance active des interactions faune domestique/sauvage et homme
FDC 07, FDC 15, FDC 43 et FDC 63
Education-communicationÉducation à l’environnement découvrir un écosystème géré par l’homme et la faune sauvage- Porter à connaissance des collectivités territoriales, autres acteurs publics et privés et du grand public, des problématiques liées à la faune sauvage et l’urbanisation.
- Mise en place de procédures à l’échelle départementale sur la gestion des conflits entre la faune sauvage et l’urbanisation
- Comprendre et décrire l’écosystème (étang, alpage, etc.), et comprendre les conséquences des actions mises en œuvre sur ces milieux
- Contribuer à faire saisir la distinction entre faits et hypothèses vérifiables d’une part, opinions et croyances d’autre part.
Appréhender les dynamiques territoriales et les différents acteurs
- Développer l’observation, le questionnement, l’expérimentation et l’argumentation des élèves
- Mettre en place une démarche d’investigation qui développe la curiosité, la créativité, l’esprit critique et l’intérêt pour les écosystèmes, par une pédagogie active.
- Familiariser les publics face à l’environnement, au monde vivant dans le cadre du développement durable
- Vulgariser les connaissances sur le cerf et sa gestion
FDC 03, FDC 07, FDC 15,
FDC 26, FDC 38, FDC 42,
FDC 43, FDC 63, FDC 69 et FDC 73
Partage de la nature- Favoriser le partage de l’espace naturel et le dialogue entre les usagers de la nature et les chasseurs
- Informer les autres utilisateurs des espaces naturels et le grand public de l’organisation de la chasse (dates d’ouverture, lieux de chasse, comportement à adopter lors de la rencontre de chasseurs).
FDC 03, FDC 07, FDC 15,
FDC 26, FDC 38, FDC 42,
FDC 63, FDC 69, FDC 73 et FDC 74
Gestion de la venaisonValorisation de la venaison consommation locale- Valoriser la venaison à destination bouchers et restaurateurs
- Promouvoir la venaison locale, sa qualité, sa saveur et sa valeur nutritive
- Véhiculer une image positive et dynamique de la chasse et du territoire
FDC 26, FDC 73 et FDC 74
Traitement des déchets de venaison (protection de l’environnement)- Améliorer les conditions sanitaires de stockage et d’élimination des déchets de venaison par l’acquisition, la distribution et l’utilisation mutualisée de bacs de collecte, et d’un circuit de ramassage par les entreprises d’équarrissage : protection de l’environnement
- Résolution des difficultés rencontrées par certaines associations de chasse pour l’élimination de grandes quantités de déchets de venaison
FDC 01, FDC 03, FDC 07,
FDC 26, FDC 38, FDC 42,
FDC 43, FDC 63, FDC 69,
FDC 73 et FDC 74
Amélioration de la sécuritéPrévention des collisions- Prévenir les collisions entre animaux sauvages et les véhicules
- Participer à améliorer la sécurité routière
- Réduire la mortalité des grands ongulés par collisions
FDC 01, FDC 26, FDC 43,
FDC 63 et FDC 73
Poste de tir surélevés- Développer les aménagements du territoire en faveur de la sécurité des chasseurs et des non-chasseurs lors des actions de chasse du grand gibier
- Faire connaître l’intérêt des postes de tir surélevés en termes de sécurité aux associations de chasse et aux autres usagers de la nature
- Favoriser la matérialisation des lieux de chasse au grand gibier
- Développer de lieux pour la formation et l’amélioration de la sécurité à la chasse
FDC 01, FDC 03, FDC 07, FDC 15, FDC 26, FDC 38, FDC 42, FDC 43, FDC 63, FDC 69, FDC 73 et FDC 74
Contrat Vert et Bleu (CVB Grand Pilat)
 

Le Contrat Vert et Bleu Grand Pilat est un plan d’actions dont la maîtrise d’ouvrage est assurée par le Parc Naturel Régional du Pilat situé sur le Massif du Pilat, à cheval sur les départements de l’Ardèche, de l’Isère, de la Loire et du Rhône.

La Fédération Régionale des Chasseurs d’Auvergne-Rhône-Alpes est maître d’œuvre des actions : ETU3.1.2 - « Etude de la répartition et des déplacements des populations de la grande faune en vallée du Rhône et en vallée du Gier » qui a démarré en 2020 et TRA1.1.1 (D) « Promouvoir des pratiques agricoles favorables aux continuités écologiques par l'implantation ou restauration d'infrastructures agro écologique : territoire Isère + Communauté de Communes du Pays de l’Ozon » qui démarrera en 2021

Les actions sont financées par la Région Auvergne-Rhône-Alpes et par l’Europe (FEDER).

Les actions techniques sont réalisées sur le terrain par les Fédérations Départementales des Chasseurs de l’Ardèche, de l’Isère, de la Loire et du Rhône en prestation de services pour la FRC.

Mise à jour des inventaires ZNIEFF

La région Auvergne-Rhône-Alpes compte actuellement 3 313 ZNIEFF (Zones Naturelles d'Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique) de type 1, et la surface totale des ZNIEFF de type 1 et type 2 représente environ 51 % de la superficie de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

La DREAL sollicite le concours de la Fédération Régionale des Chasseurs d’Auvergne-Rhône-Alpes et des FDC pour compléter la connaissance naturaliste dans le cadre de la mise à jour des inventaires ZNIEFF.

La Fédération Régionale des Chasseurs d’Auvergne-Rhône-Alpes dispose depuis 2017 d’un outil de saisie de données naturalistes géo-référencées Vigifaune, dont la création a été soutenue financièrement par la Région Auvergne-Rhône-Alpes. La plateforme est composée d’un site internet www.vigifaune.com et d’une application mobile disponible sur l’AppStore (iOS) et le GooglePlayStore (Android). Les données de collisions récoltées sont transmises au Cerema qui effectue le traitement des données de collisions recueillies par Vigifaune, par la LPO, et par les gestionnaires de réseaux routiers, dans le cadre d’un observatoire régional soutenu par la Région Auvergne-Rhône-Alpes et la Dreal Auvergne-Rhône-Alpes. Cet outil recense les saisies de cas de mortalité de la faune sauvage à cause des infrastructures de transport : collisions sur les routes et autoroutes, voies ferrées, éoliennes et câbles aériens.

Le projet vise à permettre aux FDC et à la FRC d’Auvergne-Rhône-Alpes d’adapter leur outil de connaissance naturaliste en vue de répondre à la sollicitation de la Dreal par la mobilisation des chasseurs et des utilisateurs non chasseurs de Vigifaune. La FRC AuRA fait développer de nouvelles fonctions dans Vigifaune pour permettre la saisie d’observations sur le terrain d’animaux vivants. La FRC Auvergne-Rhône-Alpes assurera la coordination des réseaux, la collecte et la transmission des observations d’individus d’espèces déterminantes ZNIEFF à la Dreal Auvergne-Rhône-Alpes.

Ce projet est financé par le dispositif éco-contribution.

Animation des actions A1, A2, A3, A5, A10, A11 et A12 du PATLY

Les espèces de galliformes de montagne (tétras-lyre, gélinotte, lagopède et perdrix bartavelle) sont des espèces indicatrices de milieux montagnards riches en biodiversité. Elles ont également une haute valeur patrimoniale pour les acteurs des Alpes. La Région a une forte responsabilité dans la conservation de ces espèces, à titre d’exemple elle accueille les 2/3 des effectifs nationaux de tétras-lyre. Un premier plan d’actions en faveur du tétras (PATLY1) a d’ailleurs été initié par la DREAL et la Région Rhône-Alpes sur la période 2010-2014, auquel les Fédérations des Chasseurs ont apporté une contribution déterminante.

L’ensemble des acteurs a souhaité aller plus loin, au travers d’un deuxième plan d’actions (PATLY2) pour la période 2017-2022. Le pilotage global du PATLY2 sera assuré par l’Observatoire des Galliformes de Montagne (OGM) et se décline en 12 actions. Le pilotage des différentes actions a fait l’objet d’un appel à projets, auquel la FRC AuRA a répondu. La Fédération Régionale des Chasseurs est donc pilote ou co-pilote des actions :

A1 : « Disposer d’une boite à outils opérationnelle pour la mise en œuvre et l’évaluation des actions engagées »

A2 : « Optimiser les stratégies d’intervention par l’identification, la priorisation, et la cartographie des conditions environnementales et des pressions humaines influençant le statut de conservation du Tétras lyre »

A3 : « Multiplier les actions de conservation du tétras-lyre et de ses habitats à l’échelle locale »

A5 : « Intégrer la conservation et la quiétude des habitats dans les politiques publiques sectorielles dédiées à la montagne » (Information, mise en relation et coordination des acteurs concernés)

A10 : « Organiser des formations labellisantes des acteurs du plan »

A11 : « Sensibiliser à la prise en compte des enjeux de conservation du Tétras lyre en période hivernale »

A12 Co-pilotage avec l’OGM : « Gouvernance du plan d'actions » La mise en œuvre de ce projet est financée par la Région Auvergne-Rhône-Alpes et l’éco-contribution.

Bécasse des bois

La Bécasse des bois est une espèce de limicole migratrice dont les populations qui concernent la région Auvergne-Rhône-Alpes se décomposent en plusieurs catégories : Une sous population hivernante qui effectue sa nidification en Russie occidentale et passe l’hiver dans les deux départements du sud de notre région (Drôme et Ardèche). Les effectifs d’oiseaux en transit entre leur lieu de nidification et leur lieu d’hivernage plus au sud, et qui utilisent bois de plaine et prairies de notre région comme haltes migratoires. Une sous population nicheuse dans les massifs montagneux (Alpes, Jura, Massif-Central). Pour conserver les sous-populations de bécasses des bois qui fréquentent notre région dans un état favorable, il est donc nécessaire de maintenir en bon état les milieux favorables à son hivernage, d’une part, et à sa nidification d’autre part. D’un point de vue cynégétique, les prélèvements effectués par les chasseurs de la région représentent environ 5% du tableau de chasse national (source PMA). Les effectifs de bécasses sont suivis depuis une trentaine d’années par le réseau ONCFS-FDC (suivi de la migration, suivi de la reproduction…). Ils apportent des éléments clés pour une bonne compréhension des enjeux divers de la Bécasse des bois en Auvergne Rhône-Alpes qui est une des portes d’entrée des bécasses en migration depuis la Russie où elles sont nées. Prairies et bois de plaine sont des haltes migratoires. Certaines de ces bécasses venant de l’Est hivernent dans la partie méridionale de la région. Des bécasses plus locales se reproduisent au sein des principaux massifs montagneux (Alpes, Jura et Massif Central). Les effectifs reproducteurs en France ont baissé de 30% en 30 ans. Le changement climatique, l’évolution des milieux, les pratiques sylvicoles, sont souvent les facteurs explicatifs avancés. Les enjeux liés au Plan Régional de la Forêt et du Bois, avec notamment le développement du bois énergie, interrogent sur la pérennité des habitats de reproduction de la Bécasse des bois. Le retournement des prairies en faveur de céréales peut, selon son ampleur, faire disparaître des haltes migratoires. Les habitats d’hivernage resteront-ils favorables à la bécasse des bois face au réchauffement climatique ? Cette étude vise à mieux cerner les enjeux de conservation des habitats de reproduction et d’hivernage de la bécasse des bois dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. En parallèle, dans un contexte de gestion adaptative, un partenariat avec le MOO ROSIP

Le projet s’articule autour de trois grands axes de travail :

- étude des stratégies d'utilisation de l'espace par la bécasse lors de l'hivernage en milieu méditerranéen ; chat de balises GPS/argos pour le suivi de bécasses des bois ; capture de bécasses, pose des balises sur les oiseaux capturés, suivi des déplacements, analyse des données, rédaction d’un rapport

- tester le modèle prédictif des habitats de reproduction ; Tirer au sort des mailles dans le modèle prédictif des habitats de reproduction réalisé par la FRC AuRA en 2019, envoyer des techniciens de FDC pour vérifier sur le terrain la qualité des prédictions (temps de personnel, déplacements)

- poursuivre le partenariat avec le MOO ROSIP (« Russian Society for Conservation and Studies of Birds ») et l'ONCFS ; L’ONCFS et la Fédération Régionale des Chasseurs d’Auvergne-Rhône-Alpes enverront du matériel au MOO ROSIP dans le cadre d’un partenariat destiné à recueillir des informations sur le succès de la nidification de la bécasse des bois en Russie.

Ce travail est co-financé par la Région Auvergne-Rhône-Alpes, l’éco-contribution et bénéficie de l’appui scientifique et technique de l’OFB

Découvrir l’étude hivernage – Bécasse des Bois

PPP Lynx

Le massif jurassien représente 80 % de l’aire de présence française du lynx boréal, ce qui lui confère un fort enjeu de conservation. Les chevreuils et chamois représentent en moyenne 80 % du régime alimentaire de ce grand prédateur. Leur environnement est support de nombreuses activités productives (exploitation forestière, agriculture) et récréatives, dont elles font partie intégrante, avec notamment une activité et une culture cynégétique. Dans le but d’éviter un éventuel conflit d’usage entre le lynx boréal et la chasse lié à l’exploitation des mêmes espèces, il convient d’améliorer les connaissances des effets cumulés de la chasse et de la prédation par le lynx sur les populations de chevreuils et de chamois.

Or, les relations prédateurs-proies Lynx ont assez peu été étudiées en intégrant l’activité cynégétique. En effet, les effets cumulés de la pression de prédation et de chasse sur les populations de chevreuils et de chamois sont assez méconnus et sont largement susceptibles d’affecter l’équilibre entre les populations d’ongulés et leurs environnements. Pour répondre à ces questions, les Fédérations Départementales des Chasseurs du Jura, de l’Ain et de Haute-Savoie, l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage et le Centre National de la Recherche Scientifique notamment ont construit lancé le Prédateur-Proies Lynx qui a débuté en 2017 (Phase I).

A ce jour, 47 chamois et 37 chevreuils ont été capturés grâce à la mobilisation de nombreux bénévoles et sont suivis quotidiennement. Parallèlement, les lynx fréquentant les sites d’études sont suivis par piégeage photographique depuis 2 années et les chasseurs transmettent régulièrement les documents nécessaires à l’évaluation de leur pression de chasse (900 fiches depuis 3 ans). De plus, des relevés de végétations sont réalisés dans les domaines vitaux des ongulés suivis et des comptages (ICE) ont été renforcés sur les zones d’étude.

Le projet est entré en 2020 dans une phase II de poursuite de la mise en oeuvre et analyse des résultats.

Les travaux ont pour objectif de développer des outils de gestion durable des populations de chevreuils et de chamois en présence du lynx boréal et des outils de communication, et médiations. Ceux-ci permettront de maintenir et/ou améliorer sur le long terme l’acceptation de ce grand prédateur au sein d’écosystèmes supports d’activités socio-économiques diverses, dont la chasse.

Ce projet comprend 5 sous-projets, mis en œuvre principalement sur trois sites d’études situés dans les départements de l’Ain, de la Haute-Savoie et du Jura. L’ensemble des actions a été élaboré par des chercheurs de l’ONCFS et du CNRS, puis évalué par des référents scientifiques du CNRS et du KORA. Le présent projet a également fait l’objet d’une évaluation du conseil scientifique de l’ONCFS en 2015.

Un des sous-projets (action N°1) consistera à évaluer sur les sites d’études, les variations de la pression de prédation par le lynx et de chasse. Il permettra, ensuite d’évaluer leurs conséquences démographiques sur les populations de chevreuils et de chamois (action N°2) grâce à des opérations de capture-marquage-recapture sur le long terme. De même, les deux projets précédents permettront d’étudier les conséquences de la prédation par le lynx et la chasse sur l’utilisation de l’habitat des chevreuils et chamois et les éventuels effets en cascade sur la régénération forestière (action N°3). Enfin, l'action N°4 visera à tester les différents Indicateurs de Changement Ecologique dans le but de gérer durablement les populations de chevreuils et chamois en tenant compte de la prédation de ce félin.

Ce projet transrégional est cofinancé par les Régions Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche Comté, le Conseil Départemental de l’Ain et l’éco-contribution.

Suivi génétique lagopède

Le Lagopède Alpin (Lagopus muta),oiseau d’origine arctique dont la distribution est principalement circumboréale, est présent sur quelques isolats alpins. L’état de conservation de l’espèce est considéré comme non préoccupant à l’échelle mondiale (Liste Rouge UICN) et presque menacé en France avec un effectif estimé globalement stable (MNHN 2003-2018).

Plusieurs suivis ont été mis en place depuis 1990.

- Une enquête communale permettant d’évaluer l’aire de présence de l’espèce pour tout le massif des Alpes.
- Des programmes de suivi coordonnés par l’Observatoire des Galliformes de Montagne (OGM) visant à étudier les tendances d’évolution des populations et d’estimer annuellement le succès de la reproduction sur un ensemble de sites de références répartis sur toutes les Alpes.

Une étude de l’ONCFS avec la collaboration du Grifem et d’ASTERS a évalué les paramètres démographiques (reproduction et survie) via le suivi télémétrique de 149 lagopèdes sur le Haut-Giffre, Haute-Savoie. Avec les données acquises, la modélisation prédit un effondrement des effectifs. Cette tendance n’est pas observée sur d’autres sites de référence.

L’étude réalisée par Novoa et al. (2011) étant trop lourde à dupliquer sur plusieurs sites, nous proposons de réaliser un monitoring génétique sur trois sites d’étude, appartenant à différentes régions bioclimatiques des Alpes. Cette méthode innovante, non invasive et peu dérangeante, permettra, sur les sites suivis par comparaison avec les suivis habituels, de réévaluer plusieurs paramètres biologiques : sex-ratio, taux de survie (CMR), densité de population.

Cette étude réalisée en parallèle à d’autres recherches (bioacoustique…) devrait contribuer à une meilleure connaissance de l’espèce et affiner son statut IUCN.

Le projet consiste à actualiser les connaissances sur la dynamique des populations du Lagopède alpin dans les Alpes du Nord en s’appuyant sur l’outil génétique appliqué à trois sites d’étude appartenant à trois régions bioclimatiques différentes (Préalpes du Nord (74), Alpes Internes du Nord Occidentales (73), Alpes Internes du Nord Orientales (38)) :

Le protocole consiste à :
  • collecter des faeces de Lagopèdes entre le 15 mai et le 20 juin (trois répétitions) pendant trois années consécutives. Certains de ces sites sont par ailleurs suivis par comptage au chant dans le cadre des suivis coordonnés par l’Observatoire des Galliformes de Montagne.
  • faire réaliser par un laboratoire génétique des analyses sur la base de marqueurs microsatellites : compléter la palette des amorces (Costanzi et al, 2018) et obtenir les résultats : identification des individus permettant d’estimer les effectifs présents (CMR), le sex-ratio, les taux de survie, les déplacements individuels, voire la filiation...

Les analyses des résultats au bout des trois années, seront effectuées en partenariat avec le laboratoire d’analyses et l’Université Claude Bernard (Lyon1), avec l’objectif d’une publication scientifique.

Ce projet est financé par l’éco-contribution.

Infra

La survie des population animales et végétales dépend de nombreux facteurs qui peuvent agir sur ses paramètres démographiques (recrutement, migrations, survie). Les maladies, les évolutions du climat, des milieux, la compétition avec d’autres espèces sont autant d’aléas auxquels les populations doivent faire face. Plus une population est caractérisée par une grande diversité génétique, plus la probabilité que quelques individus en son sein possèdent les caractéristiques génétiques qui leur permettront de s’adapter aux aléas et de perpétuer l’avenir de la population. Les corridors écologiques sont donc une composante vitale pour le bon fonctionnement des dynamiques de populations animales et végétales car ce sont eux qui permettent la circulation des gènes entre les noyaux de population. Dans un contexte de changements climatiques, de modification des milieux par les activités humaines et de leur fractionnement par les infrastructures linéaires de transport, il est important d’acquérir des connaissance sur le fonctionnement des corridors écologiques dans la région et d’étudier les conflits existants entre la circulation des espèces et les infrastructures de transport. La Fédération Régionale des Chasseurs d’Auvergne-Rhône-Alpes et les FDC de la région sont des acteurs importants de la connaissance de la trame verte et bleue, et deviennent progressivement un interlocuteur privilégié des gestionnaires d’infrastructures grâce à l’expertise développée. La Fédération Régionale des Chasseurs d’Auvergne-Rhône-Alpes souhaite poursuivre et amplifier ses efforts de connaissance des corridors écologiques et de conseil auprès des gestionnaires. Ce travail s’inscrit dans le cadre du plan d’actions du SRCE Rhône-Alpes qui a permis la mise en place d’un groupe d’échanges entre gestionnaires d’infrastructures de transport animé par le Cerema.
Ce plan d'actions du SRCE Rhône-Alpes a permis de créer l'outil Vigifaune en 2017 (avec le soutien financier de la Région Auvergne-Rhône-Alpes) : cet outil a été créé exclusivement pour la saisie des cas de mortalité de la faune sauvage causés par les infrastrucures de transport. Comme tous les outils de science participative, le nombre de contributeurs est un facteur clé pour obtenir une collecte de données aussi nombreuses que possible (et avec une couverture géographique la plus complète possible). Il faut donc poursuivre les efforts de porté à connaissance de l'outil auprès des différents réseaux : chasseurs et grand public, partenaires institutionnels…

L’implication de la FRC AuRA pour la connaissance des corridors biologiques s’articule sur plusieurs axes (dont l’étude menée dans le cadre du CVB Grand Pilat)

Le premier axe de travail s'appuie sur l'outil Vigifaune créé en 2017 pour la saisie des cas de mortalité de la faune sauvage causés par les infrastrucures de transport. L'action 1 constituant le projet consiste à intensifier la promotion de l’utilisation de l’outil Vigifaune initialement conçu pour permettre la connaissance des cas de mortalité de la faune sauvage causés par les infrastructures de transport

Le deuxième axe est le traitement des données de collisions, leur synthèse et la communication au Cerema des données recueillies pour analyse et traitements avec les données remontées par les gestionnaires d’infrastructures. Cette action est particulièrement stratégique car elle permet de contribuer à l'observatoire des collisions animé par le Cerema, qui regroupe les données de la FRC AuRA, de la LPO, des gestionnaires de réseaux routiers, en fait la synthèse et rend publique les synthèses produites. Le 3e axe est la participation de la FRC AuRA aux travaux du GEIST (soutenu par la Dreal et la Région AuRA) animé par le Cerema, la proposition de solutions en vue de résorber les points de conflits identifiés, l’organisation de journées de formation des agents techniques des gestionnaires d’infrastructures à la problématique corridors biologiques. Cet ensemble d'actions vise à apporter une contribution déterminante de la FRC AuRA à la connaissance des zones à enjeux pour le maintien de la fonctionnalité des corridors biologiques vis à vis des infrastructures linéaires de transport existantes ou en projet, et à la recherche de solutions technique d'évitement / de résorption de conflits entre les axes de déplacement de la faune sauvage et les infrastructures de transport. Ce projet est financé par l’éco-contribution.

Communication

Site Internet

Suite à la fusion des deux anciennes Fédérations Régionales, la refonte du site internet a permis d’associer les FDC qui souhaitaient intégrer le site régional.

Page Facebook Chasseurs d’Auvergne-Rhône-Alpes

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